Marie Curie
lycée
Marseille
 

Quels symptômes et quelles conséquences ?

vendredi 27 juin 2014, par C.M

Il existe une grande variabilité des TED dans leurs manifestations et leur évolution. Ils peuvent débuter par une phase de régression, typiquement entre 15 et 24 mois.

La triade « difficultés de communication, altération des relations sociales et activités stéréotypées » est manifeste avant l’âge de 3 ans, mais plus ou moins marquée. D’autres troubles peuvent s’y associer. Dans tous les cas, l’enfant ou le jeune ne se résume pas à ses difficultés ; il a des compétences sur lesquelles il est possible de s’appuyer.

1. L’altération des relations sociales

ils ne savent généralement pas spontanément décoder les états mentaux des autres enfants et exprimer leurs émotions. Par conséquent, ils gèrent mal les aspects culturels de la communication que nous avons en général assimilés sans même y penser : distance à respecter vis-à-vis de l’interlocuteur dans une conversation, façon de regarder quand on s’adresse à lui (de temps en temps dans les yeux, mais sans fixité…).

2. L’altération de la communication verbale

Les troubles du langage sont fréquents, souvent de type mixte ou prédominant sur le versant réceptif, pouvant aller jusqu’au non-décodage du langage ou à la surdité verbale. Dans les formes les plus sévères de TED, il peut y avoir une quasi absence de langage verbal, l’expression étant limitée à quelques syllabes ou à des cris et sons non articulés.
Plus souvent, on observe des troubles du langage de type écholalie : répétition automatique, en écho et sans rapport avec le contexte de la conversation, de paroles ou de sons entendus précédemment.
Les aspects pragmatiques du langage sont touchés, les expressions métaphoriques peuvent ainsi poser problème, avec une tendance à prendre ces expressions « au pied de la lettre ».

3. Autres signes fréquemment observés

On retrouve souvent une hypersensibilité auditive. Les enfants peuvent alors être indisposés par certains bruits du quotidien (comme le bruit d’une feuille que l’on froisse) ou ne pas supporter les bruits forts qui peuvent déclencher chez eux cris, pleurs ou troubles du comportement.

4 Le cas particulier du Syndrome d’Asperger ou autisme de haut niveau

Il s’agit d’un syndrome autistique qui ne s’accompagne pas de retard mental. L’enfant a un bon niveau intellectuel et verbal, mais des difficultés dans les interactions sociales. Il ne comprend pas toujours les réactions et les comportements des autres, n’arrive pas à interpréter leurs émotions. Il est souvent en difficulté avec les aspects implicites du langage comme les doubles sens, les sous-entendus, les taquineries.
Il se passionne pour des sujets précis, sur lesquels il peut acquérir des connaissances encyclopédiques, et en parle parfois de manière obsessionnelle.
Il a souvent des troubles de coordination motrice ou dyspraxie à l’origine d’une lenteur et d’une maladresse ; ceux-ci peuvent perturber la qualité du graphisme ou de l’écriture, se manifester dans les activités sportives, retentir sur des gestes de la vie quotidienne. Des difficultés de reconnaissance visuelle des visages, de certaines catégories d’images ou de signes (lettres) peuvent exister.

A l’école, l’enfant peut avoir du mal à se concentrer, à organiser son travail mais il fait le plus souvent preuve d’une excellente mémoire. Persévérant et perfectionniste, il manque de confiance en lui du fait de ses difficultés et supporte mal l’échec. Il déteste l’imprévu et les changements inopinés de programme peuvent provoquer chez lui une anxiété importante, des pleurs ou des crises de colère qui peuvent surprendre.

 
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